Un pass dans l’impasse – Centre de référence de prévention du suicide Centre de référence de prévention du suicide en Wallonie

Des psychologues auprès des sinistrés jusque fin septembre : « Les sinistrés n’en peuvent plus, la détresse ne cesse de croître »

Depuis le 26 juillet, les équipes mobiles de psychologues de l’asbl « Un pass dans l’impasse » sillonnent les villes touchées par les violentes intempéries de cet été. Elles apportent ainsi un soutien psychologique aux habitants et indépendants sinistrés. Après trois semaines sur le terrain, les psychologues tirent un premier bilan de la situation sur place. Face à la détresse et aux demandes d’aide croissantes des habitants, ils annoncent de nouvelles visites cette semaine dans des villes sinistrées et leur retour durant tout le mois de septembre dans celles précédemment visitées.  

Dès les premières inondations qui ont touché le pays, les psychologues d’Un pass dans l’impasse ont décidé d’intervenir auprès des sinistrés pour leur offrir un soutien psychologique. « De manière proactive, nous avons mis en place des équipes mobiles qui étaient en quelques jours auprès des sinistrés. De rue en rue et de rencontre en rencontre, nous écoutons les récits de celles et ceux qui souhaitent s’exprimer. Nous les conseillons et aidons à trouver les services d’aide dont ils ont besoin. Nous les sensibilisons aussi sur les symptômes de stress aigu et l’importance de demander de l’aide à un professionnel si ces derniers persistent. Ce soutien est proposé en Wallonie et en Flandre dans la province du Limbourg par des psychologues bilingues », explique Margaux Carlier, Psychologue chez Un pass dans l’impasse.

Les équipes mobiles se sont rendues ces dernières semaines à : Chaudfontaine, Vaux-sous-Chèvremont, Trooz, Pepinster, Olne, Chênée, Angleur, Tilff, Esneux, Verviers, Dolhain, Dinant, Aywaille, Durbuy, Rochefort, Theux, Wavre ou encore Grez-Doiceau. « La situation varie selon les villes. Certaines ressemblent à des zones de guerre. D’autres ont eu les caves inondées. Mais, quelle que soit la situation, la détresse des sinistrés est bien présente », ajoute Gilles Vandeloise, psychologue de l’asbl. « De manière générale, les sinistrés sont dans l’incompréhension des événements. L’aide spontanée que nous leur avons apportée a donc été accueillie très positivement ».

Eviter d’autres drames

La demande de soutien psychologique est donc plus importante qu’attendue. Il faut dire que les sinistrés ont vécu des choses inimaginables. « Leurs récits sont extrêmement durs. Ils ont vu des proches emportés par les eaux, les maisons de leurs voisins s’effondrer sans savoir si ils étaient encore à l’intérieur, des corps flotter… Ces images entraînent des cauchemars récurrents, une peur de la pluie et de l’eau, des crises de colère, une tristesse persistante… Cela risque d’engendrer de futurs traumatismes si on n’agit pas dès maintenant », témoigne la psychologue Océane Ghijselings.

Les équipes mobiles d’Un pass dans l’impasse portent également une attention particulière aux indépendants touchés par les inondations. Elles les écoutent, listent leurs besoins, les conseillent et leur font connaître le dispositif de soutien psychologique qui leur est dédié. Pour rappel, suite à la crise sanitaire, l’asbl a mis en place un Dispositif de soutien psychologique pour les indépendants en détresse. Ce dernier offre à tous ces travailleurs : une ligne d’assistance téléphonique gratuite et bilingue (FR/NL) via le 0800/300.25 ainsi que 8 séances de soins psychologiques entièrement gratuites chez un psychologue. « Avant la pandémie, les indépendants n’allaient déjà pas bien. Un indépendant se suicide tous les trois jours en Belgique. Ces travailleurs ont ensuite été très durement frappés par la crise sanitaire et ils doivent maintenant faire face aux conséquences des violentes intempéries. C’est, pour eux, le coup de massue », poursuit Axelle Carré, psychologue. « Aujourd’hui, la solidarité leur permet de tenir le cap. Mais, d’ici quelques semaines, un grand nombre d’entre eux ne pourront plus faire face psychologiquement »

Auprès des sinistrés jusque fin septembre

Face à la détresse des sinistrés et aux demandes de plus en plus importantes, les équipes mobiles se rendront jusque fin septembre dans les villes sinistrées en Wallonie et en Flandre. Elles seront à :

  • 16 août : Marche-en-Famenne et Hotton
  • 17 août : Halen
  • 18 août : Châtelet et Aiseau-Presles
  • 19 août : Court-Saint-Etienne
  • 1 septembre : Chaudfontaine et Vaux-sous-Chèvremont
  • 2 septembre : Trooz
  • 6 septembre : Namur
  • 7 septembre : Chênée et Angleur
  • 8 septembre : Tilff et Esneux
  • 9 septembre : Verviers et Dolhain
  • 10 septembre : Halen
  • 13 septembre : Durbuy et Rochefort
  • 14 septembre : Pepinster et Theux
  • 15 septembre : Wavre et Court-Saint-Etienne
  • 16 septembre : Olne
  • 17 septembre : Marche-en-Famenne et Hotton
  • 22 septembre : Aywaille
  • 24 septembre : Dinant
  • 29 septembre : Châtelet et Aiseau-Presles

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Alison VERLAET, Chargée de communication
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Alison.Verlaet@un-pass.be